Le mois de novembre à mes pieds, je foule ce tapis de feuilles fanées, je donne des coups de pieds aux douleurs, aux chagrins, aux couleurs de l’automne.
Le mois de novembre loin de l’été, mon cœur à l’envers sous les fleurs séchées, je crie l’injustice des sans papiers, des opprimés, des oubliés.
Le mois de novembre vient de germer, comme un bouton d’or dans les prés, mes mains froides et gercées serrent ta menotte dans la mienne. Libre sage et en équilibre, loin des dangers de la misère, je te protège d’un coup d’amour, un coup de je t’aime.
Le mois de novembre s’est égaré, flic floc, la pluie, la boue contaminée, de quelques âmes renvoyées, sous le sable et les bombes déchainées.
Le mois de novembre comme un fantôme déguisé, sous la brume et les identités, s’efface assassin, loin du pays qui est le mien.
Le mois de novembre empourpré, s’enveloppe de honte à mes côtés, pantin désabusé, poings liés par un homme aux idées d’inhumanité.

Jeudi, 05 Novembre 2009 13:49
Écrit par LL